Jardin de Joséphine - Cécile Sala

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Jardin de Joséphine

Articles presse
Le jardin de Joséphine
s'ouvre aux non-voyants

Rueil-Malmaison hier. Par un jeu de senteurs et de toucher, le petit nombre de visiteurs malvoyants et non­ voyants a découvert le jardin de l'impératrice Joséphine.
Ils ont notamment fait connaissance d'un rosier·Baronne Prévost :
      • « Voici des pélargoniums odorants. Ils sont pour leur parfum étonnant ! »

Hier matin un petit groupe de visiteurs malvoyants et non-voyants  a pu découvrir le jardin  de Joséphine. Guidés par Anne-Sophie Destrumelle, ingénieur  des services culturels  au musée national du château  de Malmaison, les invités de l'association Cécile Sala de Suresnes  ont arpenté les lieux désormais adaptés  à leur handicap.

Par un jeu de senteurs  et de toucher, le thème du parcours est sur la découverte du jardin  nourricier de l'impératrice Joséphine, la première femme de Napoléon Bonaparte.
      • « Joséphine est née en Martinique et elle y a vécu une enfance très
heureuse » détaille Anne-Sophie. « Elle a donc fait importer beaucoup de fleurs exotiques et d’arbres fruitiers lui rappelant son île natale. »

Les visiteurs froissent les feuilles des différents végétaux pour en  deviner l'odeur. L’équipe du château a mis en place des panneaux d'information en braille et en images afin de rendre l'infraction accessible à tous.
      • « Le parcours est tout a fait adapté au handicap de nos membres », juge la déléguée générale de l'association Cécile sala, Élisabeth  Vasset, qui accompagne les non-voyants. « Ils abordent les plantes par un autre biais que le nôtre car la visite se veut olfactive, tactile et historique, d'où l'importance des explications de la conférencière. Ils se servent des autres pour compenser leurs gêne » ajoute-t-elle.

Durant le voyage au pays de Joséphine, la guide décrit sans cesse les plantes et évoque les couleurs perçues :
      • « Ici nous avons la chance de toucher les végétaux ce qui est souvent interdit dans les parcs publics. C’est  un atelier bénéfique car toucher est plus important que sentir. Cela nous permet d'identifier physiquement la plante et d'éveiller nos sens » analyse l'un des participants Maxime Barbier, non-voyant de longue date.

Pour conclure cette évasion, les botanistes néophytes ont eu droit à un exercice gustatif leur permettant de découvrir ou de redécouvrir les fruits présentés en amont de la visite et les goûter  fleure bon le soleil des îles du Sud:
      • au menu goyave, orange, papaye et grenade.
      • de quoi éveiller tous les sens...

Maxime Barbier


Le Parisien
17 juin 2011
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