Rien que pour ... - Cécile Sala

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Rien que pour ...

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Rien que pour vos yeux

Les 5 et 6 mai derniers, les journées de dépistage des troubles de la vision organisées par l'association  Cécile Sala ont attiré de nombreux  visiteurs. L'occasion de faire le point sur les missions de l'association.

Lors des journées de dépistage gratuit des maladies de la vision, 114 personnes ont été examinées par l'ophtalmologiste d'Ophtabus, association spécialisée dans le dépistage itinérant.

A l'issue de leur examen, 48 cas pathologiques ont été diagnostiqués, parmi lesquels dix glaucomes  et autant de DMLA.
      • « Les personnes  atteintes d'une  dégénérescence maculaire liée à l'âge ignoraient  qu'elles souffraient de cette pathologie, ce qui montre l'intérêt du dépistage et de la consultation d'un ophtalmologiste dès 45 ans », commente Elisabeth  Vasset, responsable de l'association  Cécile Sala, qui tire un bilan positif de l'événement.
      • « Les Suresnois ont répondu présents, notamment grâce aux relais associatifs et municipaux qui ont bien fonctionné. Sur place, les bénévoles d'Ophtabus et du Lions club nous ont apporté une aide précieuse ».

Trois missions, trois publics

En plus de l'organisation ponctuelle d'actions de dépistage, l'association Cécile Sala a d'autres cordes à son arc.

1- Depuis 2005, plus de 200 enfants  bénéficient chaque année d'un  dépistage gratuit de l'amblyopie ou« œil paresseux » : diminution  de la vision d'un  œil au cours du très jeune âge.

Parmi ces jeunes patients âgés de 9 et 24 mois, un tiers est orienté par les pédiatres  et le centre médical municipal Raymond  Burgos (CMM) et deux tiers parle personnel des crèches de la Ville, l'orthoptiste intervenant trois vendredis  par  mois de septembre à juin au CMM et dans les crèches municipales.

Entre septembre 2010 et juin 2011, quatre cas urgents ont été détectés.
      • « Ce n'est pas rien, souligne Elisabeth Vasset. Au moindre doute, il faut absolument se tourner vers un ophtalmo  ! »

2 - Engagée sur le terrain de la sensibilisation au handicap, l'association
intervient auprès  des classes de CM1 des écoles de Suresnes  pour attirer l'attention des enfants sur la déficience visuelle et au-delà, sur la différence et la solidarité.

Lors de ces rencontres, les bénévoles n'hésitent pas à mettre les enfants en situation en les initiant à un jeu des petits chevaux adapté aux déficients visuels et en leur apprenant à écrire leur prénom en braille avec une tablette à poinçon.

L’objectif : comprendre le quotidien d'enfant non ou malvoyant et ainsi poser un autre  regard  sur le handicap, dont« on se détourne non pas par peur mais par manque de connaissance. »

3 - L’association accompagne également une trentaine de bénéficiaires déficients visuels.

Cet accompagnement s'appuie également sur l'aide d'un  réseau de bénévoles qui rendent  visite aux personnes plus isolées.

Outre la diffusion sur CD audio de Suresnes magazine, elle propose en partenariat avec l'AVH (Association Valentin Haüy) et la médiathèque, la projection de films en audiovision :
      • insertion  dans les dialogues d'une voix-off décrivant  les éléments visuels du film.

Pour favoriser l'accès des malvoyants à la culture, l’association propose à ses bénéficiaires des visites sensorielles « qui se développent de plus en plus dans les musées et lieux culturels. »

Et Elisabeth Vasset le constate lors de chaque sortie :
      • « ces visites font très envie aux gens valides ! ».


visite tactile au musée
Rodin en 2010.


Suresnes Magazine  n° 220
mai 2011
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